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La coopérative d’activité et d’emploi, une alternative à la micro-entreprise ?

Quand tu décides de devenir céramiste professionnel, la question du statut arrive souvent beaucoup plus vite que prévu. Micro-entreprise, entreprise individuelle, société… Il faut comprendre les cotisations, la TVA, la comptabilité, les assurances et les financements alors que tu essaies déjà de construire une collection, trouver tes premiers clients ou remplir tes cours.

La micro-entreprise est souvent choisie pour sa simplicité, mais elle implique aussi de te retrouver relativement seul face au développement de ton activité. Il existe pourtant une solution intermédiaire assez peu connue dans le milieu de la céramique : la coopérative d’activité et d’emploi (CAE).

Le principe est intéressant : plutôt que de créer immédiatement ta propre structure, tu rejoins une entreprise collective qui te permet de tester et développer ton activité tout en bénéficiant d’un accompagnement et de services mutualisés. Si ton activité devient viable, tu peux ensuite devenir entrepreneur salarié de la coopérative.

C’est la solution qu’a choisie Cécile Benecchi lorsqu’elle s’est lancée. Elle a rejoint Graines de SOL, à Lyon, et plus précisément Azelar, leur pôle consacré aux métiers artistiques et créatifs. Son retour est globalement très positif, notamment pour démarrer, mais son expérience montre aussi que ce statut a un coût et qu’il n’est pas forcément adapté à toutes les étapes d’une activité de céramiste.

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Qu’est-ce qu’une coopérative d’activité et d’emploi ?

Une CAE te permet de développer une véritable activité économique sans créer immédiatement ta propre entreprise. Tu gardes la main sur ton projet : c’est toi qui trouves tes clients, fixes tes tarifs, construis ton offre et développes ton activité. En revanche, la coopérative te fournit un cadre juridique et administratif et met à ta disposition des services mutualisés ainsi qu’un accompagnement individuel.

Concrètement, tu peux facturer tes clients sous ton propre nom commercial en utilisant le numéro SIRET de la coopérative. Celle-ci assure une grande partie de la gestion administrative et comptable et peut également proposer des formations, des outils et un réseau professionnel.

C’est justement ce qui avait séduit Cécile chez Azelar. Elle bénéficiait d’un rendez-vous mensuel pour regarder son activité, analyser ses chiffres, discuter de ses problématiques et réfléchir à la suite. À cela s’ajoutaient des workshops, des conférences, des ateliers et surtout une communauté d’autres entrepreneurs avec lesquels échanger et parfois monter des projets.

Pour quelqu’un qui passe d’une pratique de loisir à une activité professionnelle, ou qui quitte un emploi salarié pour devenir céramiste, cette période peut être particulièrement intéressante. Tu ne te contentes pas d’obtenir un statut : tu apprends progressivement à piloter ton activité.

Du CAPE au CESA : comment devient-on entrepreneur salarié ?

Le parcours en CAE se fait généralement en plusieurs étapes. Au démarrage, tu peux signer un CAPE, Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise, destiné à tester réellement ton activité tout en bénéficiant de l’accompagnement de la coopérative.

Attention à une nuance importante : le CAPE n’est pas un contrat de travail. Pendant cette période, tu n’es donc pas encore entrepreneur salarié de la CAE. Il permet néanmoins de bénéficier d’une protection sociale et, selon ta situation, de conserver notamment ton inscription à France Travail.

Chez Azelar, Cécile pouvait rester sous CAPE pendant une durée maximale de trois ans. Elle est ensuite passée en CESA, Contrat d’Entrepreneur Salarié Associé, lorsque son activité lui a permis de commencer à se dégager une rémunération régulière, même faible.

Avec le CESA, tu deviens véritablement entrepreneur salarié de la coopérative. Ta rémunération est calculée à partir de l’activité que tu génères : ton chiffre d’affaires doit financer tes dépenses professionnelles, la contribution à la coopérative, les cotisations liées à ton salaire et, finalement, ta rémunération.

Tu bénéficies alors de la protection sociale liée au salariat. Si tu souhaites poursuivre durablement ton activité au sein de la CAE, tu dois ensuite devenir associé de la coopérative, au plus tard dans les trois ans suivant la conclusion du CESA, et participer à la vie de cette entreprise collective.

Pourquoi la CAE peut être intéressante quand tu te lances comme céramiste

Le premier avantage est assez évident : tu enlèves une partie de la charge mentale administrative au moment où tu as déjà énormément de choses à apprendre.

Cécile résume son expérience assez simplement : « zéro paperasse, zéro compta à gérer soi-même ». Mais ce qu’elle retient surtout, c’est la qualité de l’accompagnement. Tous les mois, elle pouvait regarder son activité avec quelqu’un, analyser ce qui fonctionnait ou non et bénéficier de conseils adaptés à sa situation.

Ce point nous semble particulièrement intéressant. Quand tu débutes, le problème n’est pas seulement de savoir envoyer une facture. Tu dois déterminer si tes prix sont cohérents, calculer tes marges, savoir combien de pièces ou de cours tu dois vendre pour te rémunérer et comprendre pourquoi certains mois fonctionnent mieux que d’autres. Être accompagné sur ces sujets peut éviter quelques erreurs coûteuses.

La CAE permet aussi de mutualiser certains services que tu devrais autrement gérer ou financer directement : comptabilité, gestion administrative, certains outils professionnels ou assurances selon la structure.

Enfin, il y a le collectif. Quand tu travailles seul dans ton atelier, avoir d’autres entrepreneurs avec lesquels parler tarifs, communication, difficultés commerciales ou simplement partager des projets peut représenter une vraie valeur. C’est d’ailleurs l’un des aspects que Cécile appréciait particulièrement chez Azelar.

Combien coûte une CAE ?

C’est évidemment là que le tableau doit être nuancé. Les services de la coopérative ne sont pas gratuits : chaque entrepreneur verse une contribution destinée à financer les services mutualisés, dont le montant varie selon les CAE.

La Fédération des CAE indique une contribution généralement comprise entre 8 et 15 % du chiffre d’affaires ou de la marge brute, selon les coopératives.

Dans le cas de Cécile, chez Azelar, la contribution était de 10 %. Elle précise également qu’elle ne payait pas cette contribution lorsqu’elle ne générait pas de chiffre d’affaires.

Une fois entrepreneur salarié, il faut aussi financer les cotisations patronales et salariales liées à ta rémunération. C’est là que Cécile a commencé à voir les limites du modèle : entre les différentes charges et la contribution à la coopérative, le montant disponible pour se rémunérer diminue assez vite.

Sur 1 000 € facturés, que reste-t-il vraiment ?

C’est forcément la question que tu te poses. Pourtant, te donner un chiffre unique serait trompeur : le résultat dépend de la CAE, de la TVA, de tes frais professionnels, de ton contrat et du niveau de rémunération.

On peut néanmoins comprendre les grandes différences :

Pour 1 000 € facturésMicro-entrepriseCAE en CESAPortage salarial
Frais de structureNonContribution CAEFrais de gestion
CotisationsCotisations microSalariales + patronalesSalariales + patronales
Prise en compte des frais professionnelsPas de déduction des frais réels dans le régime microOui, selon les règles de la CAESelon la société
Statut salariéNonOuiOui
Comptabilité géréeÀ ta chargePar la structurePar la structure
Accompagnement entrepreneurialNonOuiVariable
Dimension collectiveNonOuiPas au cœur du modèle

La bonne question n’est donc pas seulement « combien la CAE va-t-elle me coûter ? », mais aussi « qu’est-ce que j’obtiens en échange ? ».

Notre conseil : avant de signer, demande à la CAE de réaliser une simulation avec ton propre modèle économique. Explique combien tu penses vendre de pièces, combien de cours ou de stages tu souhaites donner, tes dépenses en matières premières, tes investissements et la rémunération que tu aimerais atteindre. Tu comprendras beaucoup mieux l’intérêt, ou non, du dispositif.

Et la TVA quand tu es céramiste en CAE ?

Dans le cas de Cécile, l’activité exercée au sein de la coopérative était soumise à la TVA. Elle pouvait donc récupérer la TVA sur ses achats professionnels selon les règles applicables à la structure.

Sur quelques pains de grès ou sacs de matières premières, l’intérêt reste relativement limité. En revanche, au moment d’installer ton atelier, la situation peut devenir beaucoup plus intéressante : four, tours, croûteuse, mobilier et équipements représentent rapidement plusieurs milliers d’euros.

Cela permet aussi de comprendre pourquoi il ne faut pas comparer uniquement le taux de cotisations d’une micro-entreprise avec le coût d’une CAE. Les deux modèles ne fonctionnent pas de la même manière.

L’assujettissement à la TVA n’est cependant pas à considérer comme une règle identique pour toutes les situations en CAE. Vérifie précisément ce point avec la coopérative que tu envisages de rejoindre.

CAE et portage salarial : est-ce la même chose ?

Les deux dispositifs permettent, dans certaines situations, de développer une activité autonome tout en bénéficiant du statut de salarié, mais ils ne répondent pas à la même logique.

Dans le portage salarial, tu trouves toi-même tes entreprises clientes, tu négocies ta prestation et ton tarif, puis une société de portage conclut le contrat commercial avec ton client et te salarie pour réaliser la mission. Le dispositif s’adresse à des professionnels autonomes disposant d’une expertise et capables de prospecter et de négocier leurs propres prestations.

Contrairement à une idée assez répandue, le portage salarial n’est pas juridiquement réservé aux consultants ou à une liste précise de métiers. Son cadre reste cependant beaucoup plus adapté à la vente de prestations et d’expertise qu’à une activité classique de production artisanale.

Si ton activité consiste principalement à créer de la céramique utilitaire ou des sculptures, le portage salarial sera donc rarement le modèle le plus naturel. Il peut davantage mériter d’être étudié si tu vends essentiellement des prestations ponctuelles à des entreprises, sous réserve qu’elles remplissent les conditions légales du dispositif.

La CAE est beaucoup plus proche d’une activité entrepreneuriale complète puisqu’elle peut notamment permettre de vendre des services et des marchandises, tout en bénéficiant d’un accompagnement et d’une structure collective.

Pourquoi Cécile a finalement quitté sa CAE

Et c’est là que son expérience devient particulièrement intéressante : un statut parfaitement adapté au démarrage ne l’est pas nécessairement quelques années plus tard.

Avec le développement de son activité, Cécile a commencé à donner davantage de cours dans des MJC et des associations. C’est à ce moment-là que le modèle est devenu moins intéressant pour elle. Ces structures disposent souvent de budgets assez serrés et, lorsqu’elles ne récupèrent pas la TVA, elles raisonnent directement sur le prix TTC de l’intervention.

Or, au sein de la coopérative, les prestations de Cécile étaient facturées avec TVA. À cela s’ajoutaient la contribution de 10 % versée à la CAE puis, une fois en CESA, les cotisations nécessaires pour transformer son chiffre d’affaires en salaire. Pour conserver une rémunération correcte, elle devait donc augmenter son tarif, ce qui devenait difficilement compatible avec les budgets des structures auprès desquelles elle intervenait.

Ce n’est donc pas la TVA seule qui l’a poussée à quitter la CAE, mais l’accumulation des coûts du modèle dans une activité où les clients étaient très sensibles au prix TTC.

Son déménagement a également changé l’équation. Une grande partie de ce qu’elle appréciait dans la CAE venait des ateliers, workshops et rencontres avec les autres coopérateurs. Une fois éloignée géographiquement, elle ne profitait presque plus de cette dimension collective.

Elle payait donc toujours pour un système dont elle utilisait beaucoup moins les avantages.

Son expérience montre bien l’une des limites du modèle : la CAE peut être une excellente rampe de lancement sans forcément être le meilleur statut pour toute la vie de ton entreprise.

coopérative d'emploi céramique

Peut-on faire financer ses formations quand on est en CAE ?

C’est un point sur lequel nous préférons être prudents. Dans l’expérience de Cécile, l’accès individuel aux fonds de formation était un sujet compliqué et faisait débat entre les coopérateurs. Elle se souvient que la coopérative disposait de financements liés à la formation, mais qu’ils ne pouvaient pas nécessairement être mobilisés individuellement comme elle l’aurait souhaité.

Son expérience ne permet cependant pas d’en faire une règle générale. Les possibilités de financement dépendent notamment de ta situation, de ton contrat, de la CAE, de l’OPCO concerné et du dispositif que tu souhaites mobiliser.

Si tu envisages une CAE et que la formation professionnelle est importante pour toi, pose donc la question avant de signer : de quel OPCO dépend la structure ? Quels financements peux-tu mobiliser en CAPE puis en CESA ? Quelles formations collectives sont proposées par la CAE ? Quels sont tes droits individuels ?

Si tu es céramiste et que tu souhaites continuer à te former régulièrement aux émaux, au tournage, aux techniques de décor ou au développement de ton entreprise, ce n’est clairement pas un détail.

La CAE est-elle faite pour ton activité de céramiste ?

Tout dépend finalement de ton modèle économique et du moment où tu en es dans ton parcours.

  • Tu fabriques principalement des pièces que tu vends sur les marchés, dans des boutiques ou en ligne ? La micro-entreprise peut rester plus simple au démarrage, surtout si tu es déjà autonome sur la gestion et que tes frais restent relativement contenus. La CAE mérite néanmoins d’être étudiée si tu recherches précisément son accompagnement ou si tes investissements et frais professionnels prennent de l’importance.
  • Tu es en reconversion, tu commences à vendre tes pièces et tu donnes quelques cours ou stages ? C’est probablement le profil pour lequel la CAE est la plus intéressante à regarder. Tu peux tester ton modèle économique tout en étant accompagné, avant de décider si tu souhaites rester dans la coopérative ou créer ensuite ta propre structure.
  • Tu vends principalement ton expertise ou des prestations à des entreprises ? La CAE peut fonctionner et le portage salarial peut également entrer dans la comparaison si tes missions correspondent à son cadre juridique.
  • Ton activité fonctionne déjà bien et tu maîtrises la gestion de ton entreprise ? Dans ce cas, il faut vraiment chiffrer ce que t’apporte encore la CAE par rapport au montant de sa contribution. Une entreprise individuelle ou une société peut devenir plus pertinente.

10 questions à poser avant de rejoindre une CAE

Avant de signer, viens au premier rendez-vous avec quelques questions très concrètes. Elles te permettront surtout de comparer plusieurs coopératives sur les mêmes bases.

  1. Quel pourcentage de mon chiffre d’affaires ou de ma marge la CAE prélève-t-elle ?
  2. Cette contribution diminue-t-elle lorsque mon chiffre d’affaires augmente ?
  3. Quels services sont exactement compris dans cette contribution ?
  4. Comment mes achats de terre, matières premières et matériel sont-ils traités ?
  5. Comment fonctionne la TVA pour mon activité ?
  6. Puis-je vendre à la fois mes pièces, mes cours, mes stages et d’autres prestations ?
  7. Quelles assurances sont incluses et mon activité de céramiste est-elle correctement couverte ?
  8. À quels financements de formation ai-je accès en CAPE puis en CESA ?
  9. À partir de quel niveau d’activité pourrai-je passer en CESA et comment mon salaire sera-t-il calculé ?
  10. Que se passe-t-il concrètement si je décide de quitter la coopérative ?

Et pour un métier d’artisanat, nous en ajouterions même une onzième : comment mon activité sera-t-elle qualifiée administrativement et pourrai-je utiliser le titre d’artisan d’art ? C’est notamment à vérifier si la reconnaissance comme artisan d’art est importante pour ton activité.

Où trouver une CAE quand tu es céramiste ?

Il existe de nombreuses CAE en France. Certaines sont généralistes, tandis que d’autres se sont spécialisées dans des secteurs comme le bâtiment, l’agriculture, la formation ou les activités culturelles et créatives.

Pour un céramiste, nous chercherions en priorité une structure qui connaît déjà les métiers d’art et les activités créatives. Tes problématiques ne sont pas exactement celles d’un consultant : tu achètes des matières premières, constitues éventuellement du stock, vends des objets, participes à des marchés et peux investir plusieurs milliers d’euros dans un four ou des tours.

Cécile avait choisi Azelar, le pôle Art et Culture de Graines de SOL à Lyon. D’autres CAE travaillent également avec les métiers artistiques et créatifs selon les territoires.

Mais ne te contente pas de regarder la catégorie « culture » ou « métiers créatifs » sur leur site. Contacte directement la CAE et décris précisément ton activité : fabrication et vente de pièces, cours, stages, marchés, investissements, atelier et projets de développement. Tu sauras rapidement si elle connaît réellement les problématiques d’un atelier de céramique.

La Fédération des CAE propose également un annuaire national qui permet de rechercher les coopératives présentes dans ta région.

Alors, CAE, micro-entreprise ou portage salarial ?

Il n’y a pas de statut universellement meilleur. Tout dépend de ce que tu vends, de ton chiffre d’affaires, de tes dépenses et surtout de ce dont tu as besoin au moment où tu te lances.

La micro-entreprise reste particulièrement intéressante pour sa simplicité. Elle convient bien si tu veux produire et vendre tes pièces, proposer des cours ou des stages et que tu te sens suffisamment autonome pour gérer ton activité.

La CAE répond à une autre logique. Elle peut être une excellente solution si tu veux tester sérieusement ton projet, être accompagné, ne pas gérer seul toute la partie administrative et rejoindre un collectif. Elle permet de développer une activité réelle avant de décider, éventuellement, de créer ensuite ta propre structure.

Le portage salarial, enfin, sera rarement notre premier choix pour un atelier qui produit et commercialise des objets. Il peut en revanche être étudié si tu vends principalement ton expertise sous forme de prestations ponctuelles à des entreprises et que tu souhaites bénéficier du cadre du salariat.

Finalement, la question n’est peut-être pas simplement « quel statut va me coûter le moins cher ? ». Il faut aussi regarder ce que tu achètes avec la différence : de l’accompagnement, du temps administratif économisé, une protection sociale, un collectif, des outils ou simplement la tranquillité de ne pas devoir tout comprendre seul dès les premiers mois.

Pour certains céramistes, la micro-entreprise sera évidente dès le départ. Pour d’autres, passer un ou deux ans en CAE pourra constituer une excellente rampe de lancement avant de voler de leurs propres ailes. D’autres encore choisiront de rester dans la coopérative et d’en devenir associés.

L’important est surtout de savoir que la micro-entreprise n’est pas la seule porte d’entrée pour devenir céramiste professionnel.

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Sarah
Passionnée du tournage de poterie, je me suis donné un objectif : vivre de ma passion! Ce blog a pour but de partager avec vous mes recherches, mes réalisations, mes échecs et mes réussites. Bienvenue!
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